Nouveaux parcours : 6a & 6b

Catégorie : Mauritanie : mises à jour et additifs Création : samedi 20 juin 2015 13:15
Le relevé des points GPS de ce parcours est inclus dans le Pack Mauritanie pour les GPS Extrem-Sud et dans les fichiers GPX du Guide de Mauritanie pour les autres GPS.
Parcours 6a-6b

Le Parc du Diawling

Mauritanie 056C’est pour la restauration des écosystèmes et le développement durable du bas delta du fleuve Sénégal que ce parc a été créé en 1991 avec l’appui de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Couvrant 16000 hectares, avec son voisin le Parc national du Doudj, il constitue une unité écologique transfrontalière de grande envergure pour le maintien de la biodiversité. Pour remédier aux modifications du régime du fleuve et à la sécheresse, le Parc a aménagé des digues et des ouvrages hydrauliques visant à rétablir l’inondation saisonnière, principale source de sa richesse biologique. De juillet à octobre, les prises d’eau sur le fleuve sont ouvertes pour permettre l’inondation des plaines. De nombreux oiseaux sédentaires africains viennent y nidifier et c’est aussi le cycle de reproduction des poissons d’eau douce. Après la fermeture des ouvrages d’alimentation hydrauliques, les eaux deviennent progressivement saumâtres; c’est alors le passage de centaines d’espèces d’oiseaux migrateurs en provenance d’Europe qui viennent y reconstituer leurs forces après la traversée épuisante des zones sahariennes. De février à mars, les vasières offrent aux limicoles de tous genres une escale lors de leur retour vers leurs zones de nidification au nord de l’Europe. Le parc a l’avantage de regrouper les oiseaux de trois biotopes différents : eaux douces, eaux saumâtres et eaux salées, d’où sa richesse ornithologique. Les mammifères y sont également présents : familles de phacochères, chacals plus rares, ratels, chats sauvages et lièvres. Le varan du Nil, fréquent, se rencontre près des ouvrages hydrauliques. Le python de Seba se rencontre parfois traversant les pistes et quelques données confirment la présence de crocodiles.
Originalité du Parc, les populations y vivant ont le droit d’y pratiquer leurs techniques traditionnelles de pêche, d’élevage, le maraîchage et la cueillette.
Les pistes peuvent se pratiquer sans difficulté en dehors de l’hivernage, d’octobre à mai.
Pour des renseignements complémentaires sur la visite complète du parc on peut consulter : La vallée du fleuve. Du Guidimagha au Parc national du Diawling, par Abdallahi Fall et André Cormillot, photographies de J.L. Chambon. Editions Sépia 2008

Parcours 6a. Rosso - Diama

  • Km 0. 16°30,75’N - 15°48,75’W. Rosso. Piste à droite, cap ouest, qui longe le mur de la caserne, pour rejoindre le bord du fleuve Sénégal.
  • Km 1. 16°30,58’N - 15°49,27’W. Digue du fleuve en face du centre agricole, stockage de matériel.
    Après la zone de cultures qui ceinture Rosso, une vaste plaine de marais argileux s’étend à perte de vue au Nord de la digue. Côté fleuve, vous ne verrez rien car jusqu’à Diama ses bords sont envahis par une forêt dense d’une haute plante aquatique, le typhas, refuge des familles de phacochères, de varans du Nil et du python de Seba.
  • Km 6,1. 16°30,94’N - 15°52,05’W. Complexe hydraulique pour l’irrigation de la région agricole.
  • Km 13,2. 16°30,69’N - 15°55,82’W. Près du village au bord de la piste sur la digue.
  • Km 20,8. 16°30,38’N - 15°59,92’W. Pont du Pk 76-21. Piste par moment très roulante à droite ou à gauche de la digue ou dessus. Marigots et rizières.
  • Km 35. 16°33’N - 16°05,88’W. Pont du Pk 62-35. Bramat.
  • Km 48,9. 16°31,62’N - 16°13,15’W. Pont du Pk 47-50.
  • Km 52. 16°31,77’N - 16°14,30’W. Embranchement Diama, Keur Massène. Prendre par la gauche.
  • Km 56. 16°31,33’N - 16°16,35’W. Aftout es Saheli. Captage de l’eau du delta du fleuve Sénégal pour l’envoyer vers Nouakchott par une route en construction passant par Keur Massène et rejoignant le goudron 35 km plus au Nord. Les Chinois sont impliqués dans l’affaire. En même temps, un ouvrage hydraulique alimente le bassin de Ndiader, zone périphérique nord du Parc du Diawling. Les vannes permettent de réguler le niveau d’entrée des eaux du fleuve.
  • Km 58,9. 16°30,28’N - 16°17,60’W. Entrée de la zone protégée du Parc du Diawling. Côté sénégalais, c’est la Parc des oiseaux du Djoudj. Le rideau des typhas barre toujours la vue. 
  • Km 70,6. 16°24,53’N - 16°20,07’W. Pont et ouvrage hydraulique de Cheyal. Campements de pêcheurs. Tous les ponts sont des endroits privilégiés pour l’observation des oiseaux.
  • Km 73,6. Lemer. Pont et ouvrage hydraulique identiques.
  • Km 85. 16°18,55’N - 16°23,84’W. Contrôle de gendarmerie et de l’entrée dans le parc de Diawling (1000 um), situé sur la pointe nord de la dune de Birette. En continuant la piste, bureaux et aménagements administratifs du Parc au village de Bou Hajra.
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    Pendant une dizaine de kilomètres, la piste pour Diama rencontre alors un changement de décor complet ressemblant plutôt à la savane africaine, avant de retrouver de longer de grands plans d’eau avec nombre de migrateurs suivant la saison : canards, flamants et autres, en plus des sédentaires. Des familles de phacochères traversent souvent la piste. Nous avons également observé un très beau varan du Nil (environ 1,50 m).
    Vers la fin, la piste n’est pas toujours en bon état.
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  • Km 98,1. 16°13,26’N - 16°24,86’W. Poste frontière de Diama, ville que vous apercevez au nord-ouest à quelques kilomètres de l’autre côté des marigots. Plusieurs pistes d’accès par la droite quelques km avant d’arriver au poste frontière.

Le barrage de Diama

Il est situé sur le fleuve Sénégal, près du village de Maka-Diama, à 27 km en amont de Saint-Louis. Cet impressionnant ouvrage d’art, surmonté d’une voie de circulation, en plus de donner accès au Sénégal sépare deux immenses plans d’eau. En fait, ce barrage n’est pas une simple muraille destinée à contenir les eaux, mais d’une machinerie complexe de vannes destinées, d’une part, à réguler l’écoulement des eaux douces du fleuve Sénégal et, d’autre part, de contrôler la remontée des eaux salée de l’Atlantique.
Les travaux de construction ont démarré le 12 septembre 1981. Ils ont été achevés en août 1986 et le certificat d'entretien consacrant la réception définitive a été signé le 18 mars 1988. Il a fait partie d'un vaste projet décidé en commun par le Sénégal, la Mauritanie et le Mali.
C’est un barrage anti-sel. La mer pénétrait jusqu'à deux cent cinquante kilomètres à l'intérieur des terres, les rendant impropres à la culture. Néanmoins il permet aussi l'irrigation en double culture ainsi que l'amélioration du remplissage du lac de Guiers (Sénégal) et du lac de R’kiz (Mauritanie) et de la dépression de l'Aftout-es-Sahel (Mauritanie). Il régularise aussi le cours d'eau le rendant entièrement navigable.
Le barrage de Diama est un barrage mobile. En période de crue, il s’ouvre pour assurer l'écoulement normal du fleuve et en période d'étiage il se ferme pour empêcher la remontée des eaux salines. Une écluse de navigation de 175 m sur 13 permet le passage des bateaux.
Le coût des travaux s’est élevé à 36 milliards de francs CFA (plus ou moins 55 millions d'euros). Le passage du barrage, permet d’éviter les longues attentes du bac de Rosso.

6b. Km 52 - Keur Massène - Route de Nouakchott

  • Km 0. 16°31,77’N - 16°14,30’W. Au km 52 du parcours 6a, tourner à gauche, cap Ouest.
  • Km 2,9. 54,9. 16°33,24’N - 16°14,20’W. Après avoir rencontré sur votre gauche la nouvelle route arrivant de la station de pompage en construction (novembre 2009), vous rejoignez le village de Keur Massène. A la sortie ouest du village prendre la piste pour Keur Mécène.
    Vous allez bientôt franchir le remblai de la route en construction Diama (station de pompage) - route de Nouakchott (société chinoise).
  • Km 13,2. 65,2. 16°35,24’N - 16°18,57’W. Campement touristique de Keur Massène. Ancien camp de chasse au phacochères d’Air Afrique, qui a été repris récemment par la société mauritanienne MKT (Majabaat el Koudra Tours) qui l’a rénové. Bel endroit aménagé dans le style des loges africains. Le grand restaurant panoramique qui domine le lac qui borde le campement permet d’observer les oiseaux et la vie qui le fréquentent. 
    Les 4x4 sont acceptés pour les bivouacs. Possibilité de séjour pour profiter des activités proposées par le centre : promenades en pirogue et pêche dans les marigots. 
    Du campement, il n’y a que deux possibilité pour rejoindre Nouakchott. Soit revenir par le même chemin pour prendre la route à Rosso, soit prendre la piste directe qui remonte l’Aftout es Saheli qui rejoint la route au Sud de Tiguent. Ce parcours de piste économise 80 kilomètres sur la totalité du parcours.

L’aftout es Saheli et le sbar

Depuis Nouakchott, jusqu’à l’embouchure du fleuve Sénégal, la plage mauritanienne est presque rectiligne. Elle est séparée des terres intérieures par le sbar, un cordon dunaire littoral constitué par une première ligne de dunes blanchâtres de moins d’un kilomètre de largeur, souvent assez difficile à franchir, puis par une seconde ligne de dunes jaunes pouvant atteindre une vingtaine de mètres de hauteur, mais plus franchissables en raison de la végétation qui les fixe.
Au-delà des dunes et parallèle à la plage, l’aftout es Saheli est une dépression salée, parfois saumâtre et inondée lors des grandes marées et en saison des pluies. En saison sèche, l’aftout es Saheli est accessibles aux véhicules tout terrain, mais il faut se méfier des zones humides et des risques de se planter dans la boue existant parfois sous une fine couche de terre sèche.

La piste de l’aftout es Saheli

A la sortie du centre continuer la piste par la gauche.

  • Km 14,7. 16°36,03’N - 16°18,70’W. Jonction avec une piste arrivant de la droite. C’est l’ancienne piste indiquée sur les cartes.
  • Km 19,2. 6°38,27’N - 16°18,86’W. Piste de savane africaine. Nombreux troupeaux de vaches zébus pour la production de lait.
  • Km 26,8. 16°42,17’N - 16°17,68’W. Idem mais piste en partie défoncée par les camions travaillant pour la route en construction.
  • Km 36,6. 16°47,07’N - 16°17,68’W. De nouveau sur une très bonne piste.
  • Km 48,5. 16°53’N - 16°17,40’W. Près de la maison-épicerie, jonction avec une nouvelle piste aménagée sur un remblai de coquillages. Suivre par la gauche, cap WSW, pour rejoindre le bord de l’océan.
  • Km 54. 16°51,63’N - 16°20,32’W. N’Deïmich. Bâtiments du centre de formation aux métiers de la pêche. Centrale électrique et château d’eau rempli par de l’eau amené par des citernes. Financement OPEP et divers.
  • Km 54,8. 16°51,60’N - 16°20,70’W. Au bord de la plage, près de la halle aux poissons. Barques des pêcheurs en majorité sénégalais. Le poisson part sur Nouakchott.

Parcours de plage. Les amateurs peuvent utiliser la plage à marée basse pour remonter jusqu’à Nouakchott. Il est bon de se renseigner auprès des pêcheurs si la marée est propice pour pouvoir circuler sur la plage pendant plus de 50 kilomètres. Epave sur le parcours, à 30 km environ avant d’atteindre le port de l’Amitié et ses installations industrielles. Les pêcheurs nous ont informé voir parfois des 4x4 partir vers le sud où l’on rencontre une autre épave près du seuil de Goechichit, à quelques dizaines de kilomètres. 
On peut également remonter par la plage vers Nouakchott, au départ du camp de pêche annexe de Keur Massène. Il vaut mieux être accompagné par quelqu’un qui connaît les points de passage pour franchir le sbar et l’aftout.

  • Km 64. 16°53’N - 16°17,40’W. Retour au km 48,5.
  • Km 72,2. 16°57,40’N - 16°13,57’W. Village de “hangars” abandonné ?
  • Km 85,5. 16°56,48’N - 16°07,14’W. Jonction avec la route Rosso-Nouakchott, par Tiguent.

Saline de N’Térert

  • 17°06,57’N - 16°04,20’W. 16,7 km avant Tiguent, suivre par la gauche une petite piste bien marquée qui, à 8 km, arrive à la saline encore en exploitation.
  • Km 200. 17°59,47’N - 15°58,50’W. Nouakchott. Carrefour Bamako. Premières stations à carburant.

1926. Première liaison Rosso – Nouakchott.

Le lieutenant méhariste Bérard fut le premier à réaliser la liaison automobile par un semblant de piste entre Rosso et ce qui représentait Nouakchott à l’époque. Parti de Saint-Louis le 19 avril, après avoir franchi le fleuve avec le bac, il lui fallut trois jours pour relier le poste de Nouakchott. Il y déposa 15 bidons de carburant, retourna à Saint-Louis pour en chercher d’autres, revint à Nouakchott puis continua sur Atar avec ses camionnettes Renault 10 CV, dont l’embrayage en cuir fumait au passage des dunes. Il y arriva enfin le 27 avril, accueilli par une foule en délire.
Plus tard, les transports Lacombe jouèrent un rôle décisif dans le pays avec leurs camion Berliet qui se chargèrent de véhiculer ouvriers et matériaux, voyageurs et produits de première nécessité vers le Nord au fur et à mesure que la Piste s’ouvrait. Les entrepôts et l’administration de la compagnie se trouvaient à Rosso mais elle implanté, tout au long du parcours, près des postes de Nouakchott, d’Akjoujt, puis d’Atar, des succursales et des ateliers qui furent aussi des caravansérails.

Voir Odette du Puigaudeau “La Piste”.

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